Bernard VIREVIALLE
Guérisseur Magnétiseur
Membre du GNOMA et du SNAMAP
11 rue Emile ALAIN
19100 BRIVE LA GAILLARDE
Tel : 05 55 17 10 82
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FAIRE SON DEUIL
Dans ces instants difficiles qu’il est précieux de se sentir entourés,
grandement réconfortés pour surmonter la profonde douleur que nous ressentons au
départ d’un être cher.
Que ce départ pour un nouvel ailleurs ne vous désespère pas.
Pourtant le deuil est un fait qui se traduit par une expression de souffrance,
de révolte ; une blessure qui vous parait au début ne jamais pouvoir se
cicatriser mais petit à petit la conscience s’éveille. C’est sans aucun doute un
renoncement confus, plein de contradictions comme par exemple à l’anniversaire
de l’être aimé. Tout reflux en nous malgré l’adoucissement du temps qui passe et
qui cicatrise petit à petit notre blessure. Ce sont ces soubresauts qui montrent
que nous n’avons pas encore fait notre deuil pleinement. Il se trouve aussi sans
nous en rendre compte, dans cette intense souffrance, que cela vient d’un amour
de soi-même, un instinct de propriété.
Il faut prendre sur nous d’accepter cette réalité et se dire que rien ne peut
changer.
Ce qui nous aide aussi à faire notre deuil, c’est une épaule amie, c’est
l’écoute, la vraie compassion, l’échange de paroles avec des gens sincères et
peut-être qui ont passé les mêmes épreuves. Parler fait du bien et peut changer
notre façon de penser, d’atténuer notre souffrance.
Sentir la présence du mort parmi nous.
Nous serons plus réceptifs, c’est ainsi
que nous ferons notre deuil.
Le fil ne sera pas sectionné, une présence invisible nous dira :
« Je ne suis
pas parti, je ne suis que je l’autre côté du sentier. »
Solange Pioche décembre 2006
Tous droits réservés © Copyright Solange Pioche ©
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COMME UN VOILIER
Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit :
"Il est parti !"
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout...
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : « Il est parti ! »
Il en est d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers
eux,
s'exclament avec joie :
« Le voilà !... »
C'est cela la mort.
William Blake
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LA MORT N'EST RIEN
La mort n'est rien,
Je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
Ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez,
Pensez à moi,
Priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
Comme il l'a toujours été,
Sans emphase d'aucune sorte,
Sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
Simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin
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Une ancienne légende arabe raconte qu'un
sage homme vivait heureux avec sa famille, une épouse admirable et
deux fils chéris. Un jour il dût entreprendre un long voyage de
plusieurs jours, et pendant son absence un grave accident provoqua
la mort de ses deux fils tant aimés.
La mère sentait son cœur lourd de douleur. Toutefois, étant une
femme forte et sage, soutenue par la foi et la confiance en Dieu,
elle supporta le drame avec bravoure et dignité.
Elle avait cependant une grande préoccupation à l'esprit : Comment
annoncer la triste nouvelle à son mari ? Il avait le cœur fragile et
elle avait peur qu'il ne supporte pas le choc. Alors se tournant
vers Dieu, elle Lui demanda de l'aider à se sortir de cette triste
situation.
Les jours passèrent et son mari rentra de voyage. Il embrassa son
épouse et lui demanda des nouvelles de ses deux fils. Elle lui dit
qu'ils auraient le temps d'en parler à dîner, mais qu'il prenne
d'abord un bon bain.
Après le bain, à table, elle lui demanda comment s'était passé son
voyage.
Mais il lui demanda encore des nouvelles de ses fils.
L'épouse embarrassée lui répondit :
- Laisse les garçons. Avant je voudrais que tu m'aides à résoudre un
problème qui me parait très important.
- Alors, parle, nous allons résoudre ce problème ensemble, lui dit
le sage homme.
- Quand tu étais absent, un ami est passé nous rendre visite et nous
a laissé en garde deux bijoux d'une valeur inestimable, mais ces
bijoux sont si merveilleux, que je m'y suis attachée et je n'ai pas
très envie de les lui rendre.
- Qu'en penses-tu ?
Le mari lui répondit :
- Je ne comprends pas ton comportement. Tu n'as jamais été attirée
par ces choses d'apparat, et combien même tu le serais, ces bijoux
ne t'appartiennent pas et tu dois les rendre.
- Mais je n'arrive pas à me faire à l'idée de les perdre, lui
répondit l'épouse.
Le mari lui rétorqua :
- On ne peut pas perdre ce que l'on n'a jamais possédé. Tu vas
rendre ces bijoux, nous allons le faire ensemble aujourd'hui même.
Sa femme lui répondit :
- Très bien mon époux, qu'il soit fait comme tu le veux. Les deux
merveilleux bijoux seront rendus à celui qui nous les avait confiés.
En vérité c'est déjà fait, car ces bijoux inestimables étaient nos
deux fils tant aimés, que Dieu a rappelés à lui.
Le sage homme comprit le message, enlaça sa femme, et sans désespoir
ni révolte, ils laissèrent couler leurs larmes.
Anonyme
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LES SAISONS DE LA VIE
Le Printemps.
La terre est verte et fraîche.
Sous le soleil doré,
Nous avons arpenté la terre, Toi et Moi,
Sans nous douter du futur qui nous attendait.
Penseras-tu souvent à moi ?
Quand les fleurs chaque année fleuriront,
Quand la terre à nouveau revivra ?
On dit que la mort c’est la fin,
Mais mon amour pour toi ne peut jamais mourir.
Et comme le soleil a réchauffé nos cœurs,
Que cet amour un soir revienne te toucher,
Quand je serai partie,
Et que tu seras seul,
Et avant, que l'aube n'éparpille tes rêves.
L'Été.
Je n'avais jamais su qu'un oiseau
Pouvait chanter si clair et si doux,
Avant que l'on dise qu'il faudrait se quitter,
Pour un temps.
Je n'avais jamais vu le bleu du ciel si pur,
Avant d'apprendre que jamais je ne vieillirais avec toi.
Mais, j'aime mieux avoir été aimée de toi,
Que d'avoir vécu un million d'étés,
Sans jamais avoir connu ton amour.
Ensemble toi et moi,
Souvenons-nous des jours, souvenons nous des nuits,
Pour l'éternité.
L'automne.
Et la terre se met à mourir,
Les feuilles sur les arbres deviennent brun doré.
Pense à moi à l'automne, car j'y marche avec toi,
Comme autrefois le soir, sur les trottoirs des villes.
Même, si je ne peux plus te tenir la main.
L'Hiver.
Peut-être un jour trouverons-nous
Une autre maison, une autre cheminée
Et son feu pétillant, sa fumée odorante.
Et tout à coup nous retournant, nous serions là, ensemble,
Et je t’entendrais rire et toucherais ta face,
Et me tiendrais tout contre toi encore ...
Si d'ici là, la solitude vient te trouver,
Quelque soir d'hiver et de neige,
Rappelles-toi : Quoique la mort me soit venue,
L 'Amour ne s'en ira jamais.
Elisabeth Kûbler-Ross
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HISTOIRE D'UNE LIBELLULE
Au fond d’un vieux marécage vivaient quelques larves qui ne
pouvaient comprendre pourquoi
nul du groupe ne revenait après avoir
rampé le long des tiges de lys jusqu’à la surface de l’eau.
Elles se
promirent l’une à l’autre que la prochaine qui serait appelée à
monter reviendrait
dire aux autres ce qui lui était arrivé.
Bientôt, l’une se sentit poussée de façon irrésistible à gagner la
surface ;
elle se reposa au sommet d’une feuille de lys et subit une
magnifique transformation
qui fit d’elle une libellule avec de très
jolies
ailes.
Elle essaya en vain de tenir sa promesse.
Volant d’un
bout à l’autre du marais, elle voyait bien ses amies en bas.
Alors,
elle comprit que même si elles avaient pu la voir,
elles n’auraient
pas reconnu comme une des leurs une créature si radieuse.
Le fait que nous ne pouvons voir nos amis et communiquer avec eux
après la transformation
que nous appelons la mort n’est pas une
preuve qu’ils ont cessé d’exister.
Walter Dudley Cavert
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